Violette

Violette. Violette.

Mon ambition, ta dimension superbe après le tracé hésitant à la mine de plomb.
Tu venais de loin, je ne savais pas où tu m’emmènerais.
Ma grand-mère peut être, pour la première fois t’avait posée là. Elle avait dit le mot, la phrase, le conte, le récit de la nature en touillant ses confitures ou reprisant un bas.

Et enfin, après l’apprentissage d’une calligraphie signifiante, je te donnais corps, te découvrais. Je te réveillais sous la mine noire, surgie du plumier, encre violette jaillie du pupitre, ta parure pour débuter.

Du sens, de la musique, du joli sur du papier quadrillé pour dire ce qui du fond de moi venait, couvait.

Tu as habité mon enfance de la fraîcheur d’apprendre.
Tu as libéré mon adolescence d’un spleen vomi sans me trahir.
Tu as accompagné ma jeunesse de quêtes et requêtes en sornettes.
Et puis tu m’as quittée au détour d’une vie trop remplie, stérilisée du plein, fertilisée du vide.

Je t’appelle.
Je t’appelle.
Ne t’espère plus.
Te reçois encore un peu parfois, t’entrevois, pratique professionnelle…asservie tu me pièges.
Et ce soir, ô charme, je t’accueille, tu me réveilles !!!

QUE VAIS-JE FAIRE DE TOI ????

BN

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