L’accordeur de cigales

Quatrième de couverture
Ce conte initiatique raye à tout jamais les fourmis des temps à venir. Une redéfinition lyrique d’un monde rêvé-possible à cheval entre sociologie et poésie. Un roman-essai essentiel à tous ceux qui ont décidé de VIVRE !

C’est un jour ou un autre mais ça n’a pas d’importance.

Ce récit s’adresse à tous les hommes de tous les temps.

C’est un soin singulier qu’il faut pour accorder les cigales. Il ne suffit pas de vouloir, il faut apprendre longtemps pour savoir.

Un accordeur de cigales au zénith de son talent rentrait chez lui épuisé par la tâche sans fin qu’il s’était fixée.

Il était le meilleur et pourtant son ardeur ne suffisait plus….

Les cigales de plus en plus rétives à l’accordage cessaient de chanter et ne rêvaient plus que travail, labeur, sueur. Construire, bâtir, amasser, diriger c’est tout ce dont elles rêvaient.

L’accordeur parvenait bien encore à en accorder quelque unes …mais très vite elles déraillaient, perdaient leur nature joyeuse et paresseuse pour se réunir, travailler, s’exploiter, s’enrichir, appauvrir toujours plus de moucherons et autres.

Le creux des arbres ne les faisait plus rêver, la chaleur les poussait à agir sans céder à la faim ou au sommeil.

Elles bâtissaient un empire, planifiaient, stockaient, soumettaient.

Pas de limite à leur énergie.

Plus elles progressaient dans leur dessein, plus l’accordeur déprimait, désespérait de les ramener sur le chemin de l’harmonie.

La Provence devenait une terre muette que fuyaient désormais les hommes pour d’autres horizons plus joyeux, plus sonores.

Le salut vient parfois quand on ne l’attend plus.

Un rossignol, qui passait par là, de son chant réveilla la conscience éteinte de l’accordeur.

NON !!! Ce n’est pas la fin !!!

Et le soir même, toutes les cigales, les plus rebelles comprises se rendirent à la convocation générale de l’accordeur à qui il restait juste une ombre de crédit. Pas solaire le bougre mais efficace en la manière quand même.

La démonstration fut simple sans PowerPoint, brève et efficace.

L’exposition, l’exhibition d’une colonie de fourmis à la tâche… Sans fin, sans but, sans fond. Le spectacle navrant commença à éveiller la conscience des douces bêtes ailées.

Démonstration savamment ponctuée par le chant si rare si doux du rossignol …rossignol dont chaque cigale fait son miel…

Enfin tout ceci et peut être encore un parfum de garrigue accordèrent les cigales à leur accordeur qui de nouveau pu les accorder à leur nature bienheureuse…

Il n’y a de morale à cette histoire que celle que chacun lui donnera et s’en rappelle pour chaque jour.

BN

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