irrespect

Respecter tes parents, qui savent ce qui est bon pour toi.
Respecter la parole donnée, parce que c’est sacré.
Respecter tes petits camarades, c’est le professeur qui le dit et le redit chaque jour. Respecter ton supérieur hiérarchique, parce qu’il a toujours raison.
Respecter les ordres de ton capitaine, parce qu’il fera de toi un héros.
Respecter l’ordre établi, sinon c’est la bazar, la chienlit et tutti quanti.

Respecter ses engagements, ah, très bien, les hommes politiques te jurent chaque jour que c’est leur première préoccupation Respecter la religion de l’autre, au nom de la liberté de penser.
Respecter les morts, même ceux qui ont fait trembler le monde, ou juste été des salauds.

Si le respect c’est ça, « alors, je dis halte à tout », comme Renaud.
Si le respect t’empêche de critiquer, de discuter, de douter, de désobéir.
Si le respect t’empêche de pouvoir changer d’avis, de bousculer les idées reçues, de résister.
Si le respect t’oblige à courber le dos ou à baisser la tête.
Si le respect engendre des gourous et des petits chefs, des dictateurs, des racketteurs ou des empêcheurs de danser en rond.

Alors vive l’irrespect, qui va bien avec l’insolence et l’irrévérence !

Françoise